• Amako s'arrêta finalement devant une grande maison très moderne, toute en béton.

     

    -J'ai fini !

    -De quoi ?

    -On est arrivé madame Mioko !

    -C-comment ça ?..

    Je jetai un coup d'œil à l'adresse de la maison de ma mère puis regardai la boite aux lettres. C'était la même adresse. Incroyable. Cette petite fille connaissait ma destination depuis le début! Mais..qui est-elle à la fin ?

    -C'est notre maison madame !

    - Notre maison ?

    -Maman t'expliquera.

    Alors là...je n'y comprends plus rien...comment savait-elle que ma mère se trouvait ici ? Et qu'entendait-elle par "notre" maison ? Qu'est-ce que ma mère me cache...

    -Tu sonnes pas ? me demanda Amako

    -Si si..

    J'inspirai un grand coup puis appuya sur la sonnette. Un "ding don" se fit entendre dans la maison. Des pas descendirent les escaliers.

    -Amako ! Je t'ai cherché partout ! Enfin..je t'avais dit de rester la !

    C'était ma mère. Toujours la même. Elle n'avait pas pris une ride. Cependant, elle avait l'air plus détendue..

    Amako baissa les yeux.

    -Désolé...je voulais voir Onee....

    Je tressaillis. Elle m'avait appelé...Onee ? Comment mais.....je suis pourtant fille unique...

    -Maman tu veux bien m'expliquer ce qui ce passe ? Quels liens j'ai avec Amako et...

    -Mioko, tu es là, ça me fais plaisir de te voir....tu m'as manqué.

    Elle souris.

    -Entre, je t'expliquerais tout au chaud.

    J'étais étonné. Ma mère à sourit ? Ça ne lui arrivait pratiquement jamais. Elle n'avait pas changé physiquement mais....elle semblait changée moralement.

    Elle me fit donc entrer avec Amako. La pièce à vivre était immense. elle contenait le salon, la cuisine et même une véranda. La décoration était plutôt chic. Ma mère n'avait donc pas changé de boulot.

    -Toujours pleine aux as à ce que je vois ? lançais-je pour combler le silence.

    -Dans le mile ! répondit ma mère en me faisait un clin d'œil malicieux.

    Décidément. Elle avait changé. Elle était beaucoup moins froide.

    -Amako, tu veux bien aller dans ta chambre ? Nous mangerons un peu en retard cela ne fais rien.

    -Oui maman !

    Elle couru vers l'escalier et gravit les marches.

    Maman....alors tout cela était...vrai ? Amako était ma soeur ?

    -Va t'assoir Mioko.

    Elle désigna un canapé couleur prune. Je m'y assis sans dire un mot et je posai mon sac à mes pieds. Deux minutes plus tard, elle revint avec une carafe et deux verres d'eau plein. Elle s'installa en face de moi, dans un fauteuil taupe.

    -Il faut que je te parle Mioko.

    -T'as intérêt parce que je la je ne comprends pas trop la situation.

    -Je pense que tu as compris que Amako était ta sœur.

    -C'est ce que j'ai cru comprendre oui.

    -C'est effectivement ta "sœur" mais pas de sang.

    -Elle est adoptée ?

    -On peut dire ça oui. En fait si j'ai enfin accepté que tu viennes c'est grâce à elle. Elle m'a ouvert les yeux Mioko. Cette fille est....différente.

    -Comment ça ?

    -Laisse moi te raconter une histoire :

    -"Il était une fois une femme nommé Kimi. Cette femme c'était moi. Elle était renfermée et froide. Et puis il arriva un beau jour ou elle rencontra un homme appelé Raito. Ton père. Cet homme était merveilleux, souriant et il était mangaka. Kimi tomba amoureuse de Raito. Il se marièrent et eurent une fille, Mioko. Toi. Kimi était moins froide, elle avait appris à aimer Mioko. Elle s'était ouverte au monde. Mais, son grand défaut était qu'elle apportait trop d'importance à son travail. Il lui fit presque oublier Mioko. Il lui fit même oublier Raito. Son travail lui à gâché la vie. Un jour, sur un coup de tête, elle quitta Raito. Prétextant qu'il n'était qu'un bon à rien. Elle le quitta sans même remarquer la tristesse de Mioko. Raito fut très triste. Il essaya de protester mais en vain. A l'heure qu'il est, il doit avoir refait sa vie. Kimi regretta de l'avoir quitté toute sa vie. Elle éleva Mioko mais elle n'arrivait plus à lui sourire. Même si elle aimait Mioko. Elle se détestait elle. Kimi s'en est voulu toute sa vie aussi de ne pas avoir donné assez d'amour à Mioko. Arriva le jour où Mioko partit de la maison. Kimi changea aussi d'habitat et chacune vécurent de leur côté. Mais, il y a de ça 2 mois, une petite fille orpheline est venue s'abriter sous le pallier de Kimi un jour de pluie. Kimi à tout de suite vu que la petite fille était différente.Elle avait un don. Elle l'a donc recueilli chez elle et l'a élevé comme ça propre fille pour combler l'absence de Mioko. La petite fille lui ouvrit les yeux tout comme Raito l'avait fait. Mais cette fois, Kimi comprit que l'amour d'une mère pour une fille était mille fois plus important que son travail. Depuis que cette petite fille est là, Kimi à retrouvé le sourire qu'elle avait perdu depuis longtemps."

    -Je...je ne sais pas quoi dire...

    J'avais les larmes au yeux. Moi qui pensait que ma mère ne m'aimait pas.

    Ma mère me pris soudain dans ses bras. Elle me câlina comme elle ne l'avait jamais fait. Comment ais-je pu penser que l'amour d'une mère n'étais pas important ? Comment j'avais fait pour vivre sans cela ? Peut importe. Car maintenant c'était terminé. Ma mère m'aimait et moi aussi.

    -Tu...tu dis que Amako à un don...quel est ce don ? demandais-je

    -N'importe où elle va, n'importe à qui elle parle, elle sème la joie. Je ne sais pas comment elle fait. Personne ne l'a connait et pourtant, les gens la salue.

    -Ah c'est donc ça...

    -De quoi ?

    -Quand elle m'a fait traverser la ville, les marchands la saluaient mais ils ne la connaissait pas ?

    -Je ne pense pas.

    -Elle est vraiment incroyable.

    -Je sais.

    Elle me sourit.

    -Je suis désolé Mioko, de t'avoir délaissé pendant toute ces années, ce que j'ai fait est impardonnable...

    -Je te pardonne maman. Je ne t'en veux pas.

    -Oh...Mioko....

    Elle m'enlaça une seconde fois.

    -Je n'ai jamais voulu quitter Raito...jamais....

    -Je sais maman, je sais.

    Un voix retentit dans l'escalier.

    -Mamann !!!! J'ai faim !!!

    C'était Amako.

    -Oh pardon ma chérie! J'avais oublié ! Mets toi à table je vais chercher les plats !

    -Onee Mioko, viens manger toi aussi !

    Je fis un sourire chaleureux à Amako.

    -J'arrive, Imôto Amako !

    Quand elle entendit le mot "imôto", Amako ouvrit grand les yeux et me fis un sourire. Elle était très heureuse que je la considères comme sa petite sœur. Moi aussi j'étais heureuse. Amako était une petite sœur formidable, je le savais d'avance.  Je m'installa à table et ma mère arriva avec un plat de yakisoba.

    Aujourd'hui allait être une belle journée.

     

     

     

     


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  • Le soleil vient me réveiller tout doucement. Je m'étire, lève ma grosse couette rose et me dirige vers la fenêtre. Je me hisse sur la pointe des pieds pour ouvrir en grand la fenêtre et respirer l'air frais du matin. La neige d'hier à fondu et les nuages gris sont partis.Ils ont laissé place à un magnifique ciel bleu.  Un Hiyodori vient se poser sur le rebord de ma fenêtre. Il est sublime. Je me fais discrète pour essayer de le faire approcher un peu. Mais il est malheureusement trop craintif. Il s'envola aussitôt.

     

    Je regardai mon réveil. Comme à mon habitude, je me suis encore levée trop tôt. J'ai souvent tendance à faire ça quand je suis trop stressé. Puisque que je suis en avance, je vais m'installer sur la terrasse, prendre un livre et écouter un peu de musique.

     

    Je sortit dehors mais oubliant qu'on était en hiver, je suis sortie en simple tee shirt. Un frisson me parcouru la nuque et je rentrai aussitôt. Je pris mon peignoir dans mon armoire et mis des grosses chaussettes. Je retournai sur la terrasse et lu mon bouquin.

     

    Mon livre racontait l'histoire d'une femme qui avait perdu son mari et qui vivait seule. Elle est peintre. J'aime beaucoup la mélancolie qui émane de ce livre. Je l'ai pris à la bibliothèque il y a une semaine environ.

     

    Après avoir lu au moins une heure, je me sortit de ma bulle et retournai dans le vrai monde. Je m'orientai vers la cuisine en espérant y trouver de quoi déjeuner. Hélas, il ne restait qu'une brique de Kagome Co et du pain à moitié rassi. Et je voulais garder les dorayaki pour tout à l'heure.

     

    -Je devrais faire plus souvent les courses...

     

    Je m'assis à la table et me résolus à prendre ce qui restait.

     

    Après avoir "déjeuné", m'être habillée et préparée, je prends mon sac avec les dorayaki et mon billet de train dedans et mis mon manteau. Je tournai la poignée et ouvris la porte. C'est bon j'étais dehors.

     

    Je sentais une douce brise me caresser les joues. Je marchai en direction de la gare, mon écharpe flottant au vent. Elle n'étais pas très loin, je pouvais tout à fait y aller à pied.

     

    J'avais l'air renfrogné, j'évitais de regarder les gens dans les yeux ou de tout simplement me faire remarquer. Je ne voulais ni qu'on me regarde, ni qu'on me parle. Je n'aimais vraiment pas sortir.

     

    Arrivée à la gare, je compostai mon billet et attendis l'arrivée du train en m'appuyant sur un mur. Je regardais un homme qui jouait du piano au loin et les gens qui faisaient des va et viens dans les magasins de la gare. J'avais toujours mon casque sur les oreilles, ça me servait à dissuader les gens de venir me poser une question.  Ce n'est pas que je ne saurais pas répondre, c'est juste qu'une simple interaction avec les gens me déstabilise. Alors je préfère en éviter le plus possible.

     

    Mon train arrivé, je me dirige tout au fond du wagon et regarde en direction de la vitre.  Heureusement que personne ne vint s'assoir à côté de moi  ou en face. Je n'en avais vraiment pas envie.

     

    Puisque j'avais apporté mon livre, eh bien je lu. Arrivé au quart du voyage, mon livre était terminé. Ô affliction et douleur ! Qu'allais-je bien pouvoir faire sans livre ? Tant pis. Je pris une feuille et un crayon et griffonnai quelques brouillons. Ce n'est pas grave, je m'achèterais un autre livre à Yokohama.

     

    Finalement, après quelques minutes interminables de gommages et de crayonnages je me laissai tomber sur le siège et m'endormit.

     

    -Terminus, Yokohama dans 2 min, terminus Yokohama dans 2 min.

     

    La voix robotique du train me réveilla en sursaut. Je remis les affaires que j'avais sorties dans mon sac et m'apprêtai a quitter le train.

     

    Je me tint à la barre de fer du train pour ne pas tomber. Le train s'immobilisa net et les gens pressés descendirent en premier. Je sortit du wagon et ôtai de mon sac le plan de la maison de ma mère que j'avais imprimé la veille.

     

    C'est bon, j'étais à Yokohama. Je regardai le ciel bleu en respirant l'ai frais. Je fermai les yeux un instant. Moi, Mioko, j'avais pris le train.

     

    -Expire, inspire. Ça va aller.

     

    Je devais absolument trouver mon chemin toute seule, demander de l'aide à quelqu'un m'étais impossible. Ma timidité m'en empêcherais.

     

    Je repris ma marche et sortit de la gare, toujours en évitant les regards, le plan à la main.Je jetai un coup d'œil à ma montre : 11h47.

     

    -Je dois prendre le bus pendant 20 minutes...ça devrais aller...ma mère ne m'en voudra pas si j'ai quelque minutes de retard!

     

    Je pris mon téléphone et lui envoya un SMS pour lui dire que j'étais bien arrivé et que j'aurais sûrement quelque minutes de retard :

     

    -Coucou maman! Je suis bien arrivé mais j'aurais un peu de retard, voilà bis !

     

    -Ok bisou

     

    Soudain, pendant que je marchais, une petit fille d'environ 6 ans vint s'accrocher a mon manteau. Ses cheveux, noir ébène, lui tombait le long du dos et ses yeux était d'un vert perçant. Elle portait des sandales rouges, une petite robe blanche et un serre-tête noir. Elle n'avait pas froid comme ça ?

     

    -Madame, suis moi!

     

    -Je...qui es-tu ? Enfin...désolé petite fille..je n'ai pas le temps de...

     

    -Madame tu dois venir! Je vais te guider !

     

    -Je te dis que je n'ai pas...

     

    Oh et puis zut. J'avais prévenu ma mère que j'aurais quelques minutes de retard. Je souris à la petite fille et lui donna la main. Elle m'entraina dans une petite ruelle, très chaleureuse, pleine de marchands. Les immeubles avait des balcons tout fleuris. L'ambiance était très conviviale. Des lampions était suspendu au dessus de stands de fruit et légumes.

     

    La petite fille saluait les marchands qui avait l'air de tous la connaitre. Mais qui était cette fille ? Si petite et si débrouillarde ? Si...spontanée ? Je devrais en prendre de la graine tiens...elle se débrouille bien mieux que moi en société...

     

    Pendant que je l'observais, ébahie, elle avait acheté un sachet de daikon. Elle me le tendit :

     

    -Madame, tu peux le prendre ? c'est un peu lourd...

     

    -Oui bien sûr !

     

    Heureusement que je n'étais pas complètement asociale envers les enfants.

     

    -Oh mais...je ne t'ai pas demandé ton prénom, comment t'appelles tu ?

     

    -Je m'appelle Amako madame !

     

    -Oh quel joli prénom ! Ah...et où tu m'emmènes ?

     

    -Tu verras madame!

     

    -Tu peux m'appeler Mioko !

     

    -D'accord madame Mioko !

     

    Cette petite me faisais rire, elle était si gentille, si mignonne !

     

    Et elle repris sa marche en murmurant un air qui m'était inconnu. Je lui emboita le pas aussitôt.

     

    La petite ruelle déboucha sur un port. On monta sur le trottoir qui longeait cette petite étendue d'eau, calme. Les bateaux avançaient paisiblement dessus.

    Je sens que cette ville va me plaire.


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  • Ce jour la, je portais un pull long gris que j'affectionnais tout particulièrement car il était tout doux et me tenais bien chaud les soirs d'hiver. Je regardais par la fenêtre de ma chambre les flocons de neige tomber.  Ce spectacle était plaisant. Nous étions en décembre. Je tenais une tasse de café que j'avais mis au micro-onde au préalable. J'aimais le café. Beaucoup. J'en prenais presque tout les jours.

    J'ai du rester 2 bonne heures assise devant cette fenêtre. Les flocons avait maintenant surplombé les grattes-ciels en verre de Kobe. Qu'attendais-je ? Je ne le savais pas.

    Je finis tout de même par me lasser de ce spectacle qu'offrait cette merveilleuse ville. Je décidai donc de faire une activité dans laquelle je suis douée : la cuisine.

    Je pris le gros livre rouge de ma grand-mère sur l'étagère en frêne et l'épousseta. Je ne l'avais pas sorti depuis un moment d'ailleurs...

    Je tournais les pages jusqu'à trouver la fameuse recette des Dorayaki. Quand j'étais petite, ma grand-mère m'en préparais souvent et maintenant qu'elle n'est plus là...Je dois bien remplir mon ventre ! Je suis de nature très gourmande vous l'aurez compris.

    Une fois les Dorayaki au four, je me mis à bouquiner un peu. J'adore la lecture, vraiment. Cela permet de m'évader du monde réel. Je n'aime pas le monde réel. Il est ennuyeux. On a beau regarder la neige pendant des heures, on arrive pas à s'évader complètement. Dans les livres c'est magique. J'oublie où je suis, j'oublie Kobe, je m'oublies moi même. Une fois ça m'est même arrivé de rater mon arrêt car j'étais trop absorbé dans mon livre ! J'ai failli atterrir jusqu'à Osaka en train ! Enfin ce n'étais pas très loin mais ça m'aurait tout de même embêtée..j'aurais été complètement perdue ! En 23 ans, je ne suis jamais partie de Kobe. J'ai peur de l'inconnu. C'est assez étrange, venant d'un femme qui adore l'aventure dans les livres.

    "-Sors un peu ! me disait souvent ma mère

    -J'ai peur d'aller dehors...lui rétorquai-je à chaque fois

    -Je ne te comprendrais jamais !

    -Le monde des livres est différents de la réalité maman. Lire l'aventure et vivre l'aventure ce n'est pas la même chose !

    -Pfff fais comme tu veux ma fille !"

    Et voilà. Maintenant je me retrouve seule dans mon grand appartement payé par ma mère, sans personne à qui parler. Les seules fois où je sors sont pour aller chercher des choses vitales ou des livres. Du matériel de dessin aussi parfois. Oui j'aime le dessin. Et je dois dire que je me débrouille assez bien ! Dans ma tendre enfance, je voulais devenir mangaka. Mais ma mère, ne l'entendais pas de cette oreille. Elle voulais que je fasses comme elle, médecin. Car mon père était mangaka, mais ma mère avait fini par le quitter sous prétexte qu'il était un bon à rien. Alors elle ne veut pas que je suive la même voie que lui. Je comprends tout à fait son raisonnement, mais la médecine ne m'intéressait pas le moins du monde.  Aujourd'hui je me retrouve perdue, sans travail, à lire des bouquins et à me tourner les pouces. Pas si mal que ça vous allez me dire, puisqu'en plus, ma mère me prête beaucoup d'argent. Je ne veux pas être malpolie en disant ça, mais c'est vrai que ma mère est plutôt riche et elle gagne largement plus que ce qu'elle dépense. Alors qu'elle est assez dilapidatrice...

    Je fus sortie de mon livre par la sonnerie du four. Je me dirigeai vers la cuisine, peinte en blanche et gris anthracite. Cette décoration simple ne me déplaisait pas, mais j'aurais préféré plus de verdure. Il faudrait que je pense à aller en acheter un jour.

    Je pris des gants et enlevai les Dorayaki. Il avait l'air délicieux, j'étais plutôt fière de moi. Mais au fait ! J'en avais fait beaucoup trop ! Je ne vais pas manger tout ça...Uh...je suppose que j'ai un prétexte pour rendre visite à ma mère maintenant..

    Après mon départ de la maison,  ma mère avait déménagé à Yokohama. Ce n'étais que 3 heures de train et pourtant, depuis 3 ans, je ne lui ai pas rendu visite. Bien sur, je lui est passé quelques coups de fils, mais sans plus. A vrai dire, les relations entre ma mère et moi avaient toujours était froide. Comme deux collègues de bureau étant obligés de se voir tout les jours malgré leur mésentente. Ça ne m'avais jamais dérangé. L'amour d'une mère n'est peut être pas si important finalement ? Peut importe, j'allais rendre visite à ma mère, pour voir ce qu'elle devient.

    Je me dirigeai d'un pas hésitant vers le téléphone. J'avais toujours cette sensation de peur et d'inquiétude envers l'inconnu..Mais je voulais vraiment voir à quoi ressemblait Yokohama...Prendre l'air, voir ma mère, faire des croquis...Et aussi vaincre cette peur idiote ! J'ai bien mis au moins 2 minutes à me décider mais j'ai tout de même réussi à prendre une décision. J'allais vaincre cette peur, coûte que coûte.

    Je pris le téléphone entre mes mains et composa son numéro. Elle ne mis pas longtemps à répondre.

    "-Allo ? fit-elle

    -Bonjour Maman c'est Mioko !

    -Ah Mioko, ça fait combien de temps que tu m'as pas appelé...4 mois au moins ?

    -Maman... fis-je exaspéré. Comme si je lui manquait..

    -Et en quel honneur m'apelles-tu ?

    -Aujourd'hui j'ai fait la cuisine, j'ai fait des Dorayaki ! Et comme j'en est fait beaucoup trop, je pensais que c'était l'occasion de te rendre visite..qu'en penses-tu ?"

    Le silence se fit pendant un instant.

    "-C'est d'accord. Tu viendras quand ?"

    La réaction de ma mère n'étais pas commune..., d'habitude, elle évite mes invitations en prétextant être occupé...qu'est-ce qu'elle mijote ?

    "-Je viens demain ! J'arriverais sans doute vers 12h.

    -Ok, tu as besoin d'un plan pour trouver ma maison ?

    -Je me débrouillerais, merci.

    -A demain alors, bisous."

    Et elle raccrocha sans montrer plus d'enthousiasme.

    Je posai le téléphone sur son socle et alla chercher du papier pour emballer mes Dorayaki. Je les mis au frigo et m'installa devant mon PC pour acheter des billets et pour trouver un plan de la maison de ma mère. J'avais noté son adresse il y a longtemps sur un post-it collé sur le mur où se trouvait mon bureau. Il y était toujours, même si le jaune pétant du papier avait terni au soleil. Je tapai l'adresse sur mon PC qui me donna un aperçu schématique de Yokohama. J'étais à la fois excitée d'y aller et inquiète aussi. Mais bon, moi choix était déjà fait. Je partirais demain pour Yokohama.

     


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